Un service social ?

A la rue de l’Economie n° 4,  la petite porte s’ouvre à neuf heures pour se refermer vers dix-sept heures.  Entre ces deux moments tout le monde peut venir au Poverello.  On peut y boire une tasse de café ou une boisson fraîche.  Entre midi et seize heures, il est possible d’avoir un bol de soupe et un repas chaud.

A l’entrée il n’y a personne pour demander votre nom, votre situation financière ou d’autres renseignements. La discrétion est une priorité dans notre accueil.  Pour beaucoup le premier contact se fait par une tasse de café ou un repas chaud.  Ils découvrent qu’ils ne doivent pas raconter toute leur histoire et qu’ils peuvent y passer un moment paisible.  Peut-être sont-ils précisément à la recherche d’un lieu où ils peuvent oublier leur misère un instant, où ils peuvent rire, où ils ne sont pas seuls. Souvent nous ne savons pas beaucoup plus que leur plat préféré ou le club de foot qui a leur préférence.  Ce sont des choses apparemment accessoires, mais qui peuvent permettre une conversation toute simple.  C’est ainsi qu’on apprend à se connaître petit à petit et qu’une relation de confiance – si minime soit-elle – peut se créer.  Quand quelqu’un aura des problèmes il saura à qui se confier.  Quand un aidant est sollicité pour un problème  précis, nous cherchons à proposer une aide adéquate, si besoin en faisant appel à un service social, médical ou psychologique.

Néanmoins il y des souffrances auxquelles personne ne peut remédier.  La souffrance d’une maladie incurable qui dure des années, la perte d’un membre de la famille, d’une personne chère…  La seule chose qu’on peut faire est soutenir cette personne qui souffre de telle sorte qu’elle ne se sente pas seule avec sa souffrance.  

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