Que se passe-t-il en cas de maladie ou de décès ?

Celui qui le désire peut obtenir une petite carte avec la mention : ‘Je fais partie de la communauté du Poverello.  En cas d’accident, de maladie ou de décès, veuillez avertir le Poverello.’

Si nous sommes avertis à temps que l’un des ‘nôtres’ est entré en clinique, nous lui apportons le nécessaire, nous nous occupons de son linge, nous lui rendons visite de temps en temps…  Souvent nous sommes les seuls à leur rendre visite!

En cas de décès, nous prenons contact avec le service de la ville responsable pour les enterrements.  Si la famille ne se manifeste pas – ce qui arrive très souvent – nous faisons nous-mêmes une prière simple d’adieu et nous accompagnons la dépouille jusqu’à sa dernière demeure.  C’est à ces moments-là qu’on se rend compte à quel point les gens peuvent être seuls et abandonnés.  En même temps on peut se rendre compte de ce que le Poverello peut signifier pour certains.  Si nous n’avions  pas été présents, ils auraient été mis en terre complètement abandonnés par tout le monde.  Nous sommes leur seule ‘famille’.  Suivant le corbillard en minibus quelqu’un nous disait : “Pour moi ça se passera de la même façon, moi non plus je n’ai personne.”  Des événements pareils nous conduisent à nous poser beaucoup de questions par rapport à notre civilisation.  A Bruxelles cela arrive tous les jours!

Nos défunts restent présents dans nos pensées et dans nos prières, spécialement lors de l’eucharistie du dimanche à midi.  C’est un moment privilégié, où nous pensons à eux, comme nous pensons aussi aux malades, à ceux qui sont en prison, à ceux qui sont seuls dans leur petite chambre, ou même dans leur appartement luxueux, à ceux qui sont accueillis dans un home pour personnes âgées.

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