N’y-a-t-il jamais de problèmes ?

Certaines personnes sont complètement déséquilibrées et seraient mieux à leur place dans un hôpital psychiatrique ou une autre institution spécialisée, mais ils ne veulent pas ou n’osent pas se faire soigner.  D’autres arrivent dans un état d’ivresse ou sous l’influence de médicaments ou de drogues.  Il arrive que ces personnes se manifestent de façon agressive.

Ces moments d’agressivité et de violence sont durs parce qu’on ne sait pas à l’avance comment cela va se terminer.  Mais nous ne pouvons tolérer la violence.  Cela créerait une ambiance d’insécurité et beaucoup n’oseraient plus venir.  Celui qui ne respecte pas cette règle, est prié de quitter le Poverello et s’il refuse de partir, il arrive que nous demandions l’intervention de la police.

Nous ne voulons pas condamner ces gens.  Qui serions-nous si nous avions dû subir ce qu’eux ont vécu.  Il y a tant de choses dans une vie qui influencent une personne et auxquelles on ne peut rien changer.  On ne choisit pas sa famille, ni l’ambiance de bienveillance et d’amour dans laquelle on peut grandir…  Respecter les autres est primordial, mais cela ne veut pas dire que nous devons tout accepter.  Dans l’intérêt de tous ceux qui viennent chez nous, nous ne pouvons admettre la violence ou les drogues.  Nous devons veiller à ce que la loi du plus fort ne règne pas chez nous et, si besoin est, intervenir.

L’expérience de vingt années nous a montré que nous devons accepter que nous ne sommes pas capables d’aider tout le monde.  Surtout en ce qui concerne l’hébergement : il s’est avéré que des gens, qui ne sont pas capables de vivre avec d’autres, puissent éventuellement être accueillis provisoirement, mais doivent finalement être dirigés vers un accueil plus propice.

↓