Les Ardennes

En mai 1987 nous sommes allés en pèlerinage à Beauraing.  A la suite de cet événement le Poverello a été sollicité pour venir en aide à Beauraing, à une maison d’accueil pour femmes en difficulté.  Comme il s’est avéré que la disposition de cette maison ne correspondait pas aux besoins d’un tel accueil, une nouvelle initiative est née, à savoir installer en Ardennes une maison pour filles enceintes.

Avant le vote de la loi actuelle sur l’avortement, quelques femmes ont été accueillies.  Elles ont pu attendre et mettre au monde leur enfant dans une ambiance paisible et familiale.  Des enfants ont pu y naître, et être pris en charge par leur propre maman.  Il s’est avéré que certaines mamans pour diverses raisons ne pouvaient garder leur enfant.  Dans ce cas, ils ont été adoptés par des familles, pour lesquelles ils sont une source de joie et de bonheur.

Même si pour le moment il y a peu de demandes d’accueil, nous voulons démontrer que l’avortement n’est pas une solution et donner aux jeunes filles en difficulté l’occasion de choisir une autre solution.  Momentanément cette maison peut accueillir des aidants qui ont besoin de repos.

Des début Jean a mis sa maison de campagne à la disposition du Poverello.  Souvent nous y sommes allés en voiture ou en minibus pour y passer un weekend.  On vivait de manière simple en pleine nature (pas d’électricité, pas de télé mais un âtre, pas de rues bruyantes mais des chemins paisibles, idéaux pour la promenade…).  Une occupation importante était le travail dans la fôret et préparer du bois pour le feu.  Il s’avérait pourtant difficile de trouver des candidats pour y séjourner plus longtemps, après quelques jours on voulait retourner en ville avec toute son animation, le Vieux Marché, le bistrot…  

Néanmoins une petite ferme y est née avec des moutons et des vaches.  C’est de là que vient la viande fraîche (et sans hormones) pour les différentes maisons.  Depuis trois ans il y a aussi des poneys.  Régulièrement des leçons d’équitation sont données.  Durant les vacances d’été il y a les ‘camps-poneys’.  Dans une ambiance d’amitié, de simplicité et de service, des enfants et des jeunes peuvent y apprendre à vivre avec les animaux, la nature et aussi entre eux.  De temps à autre un petit groupe de jeunes, placés en institution, y vient pour un weekend.  Surtout pour ces derniers c’est une expérience bienfaisante et la photo, qui les montre juchés sur un poney, reste un souvenir inoubliable.  C’est investir de façon créative pour transmettre des valeurs humaines et chrétiennes à des jeunes qui sont attirés de tout côté pour être exploités sous toutes les formes.

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