Le 30 juillet 1998 Jean nous à quittés

Il n’a été souffrant que pendant quelques jours. Tout a commencé avec un petit refroidissement, un genre de grippe d’été. Quand après deux jours il n’y a pas eu d’améloriation, il est allé à l’hôpital pour des examens. On y a constaté une pneumonie et, par précaution, il a été admis au service des soins intensifs. Le soir à 19h il a eu un arrêt cardiaque qu’il n’a pu surmonter. Le lendemain vers 9h15 il nous a quitté.

Nous étions tous conscients qu’un jour Jean nous quitterait, mais personne ne s’imaginait que cela arriverait si brutalement, sans avoir l’occasion de se dire au revoir.

La nouvelle du décès de Jean s’est répandue très rapidement à travers le pays par les journaux, la radio et la télé. Tout le monde était touché et de tous les coins du pays nous avons reçu des témoignages de condoléances et de soutien. Jean était connu et aimé dans beaucoup de milieux. Les nombreuses personnes, qui l’ont rencontré, jadis comme médecin, mais aussi ces vingt dernières années comme fondateur et inspirateur du Poverello, parlent de lui avec admiration et reconnaissance. Le don de sa personne et son engagement ‘jusqu’à son dernier jour’ sont un exemple et un soutien pour beaucoup.

Le mardi 4 août Jean a été enterré dans les Ardennes. Y ont assisté : la famille, des amis et ses proches collaborateurs. L’eucharistie était émouvante et pleine d’espérance dans une église comble, rehaussée par la chorale du village. Tout le monde était convaincu que ceci n’était pas la fin, mais le passage vers la vie éternelle. Jean lui-même y croyait fermement. A Banneux il prenait parfois congé des visiteurs en disant : “Au revoir, ici, ou au ciel.”

Le samedi 8 août, la grande famille du Poverello a dit au revoir à Jean. Nous étions plus de mille cinq cents. Lors de cette eucharistie, qui a eu lieu à Banneux et était présidée par Mgr. Houssiau, évêque de Liège, il paraissait évident que chacun comprenait très bien ce que Jean aurait souhaité et comment nous pouvions le remercier pour tout ce qu’il a fait. Sr. Cecile l’a très bien exprimé dans son mot de bienvenue : “Nous savons que son souhait était que nous continuions. Demandons la force pour poursuivre son oeuvre de vie et pour être un soutien les uns pour les autres.”

Malgré le départ de Jean, Poverello continue. Chez tous les bénévoles le désir est présent de poursuivre son œuvre. Poverello a en effet une mission dans notre société. Nous avons reçu un message que nous devons transmettre, pas en manifestant, mais en faisant chaque jour notre possible pour que des gens qui n’ont plus de chez soi, se sentent à nouveau les bienvenus.

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