L’accueil de jour

Dans le couvent des capucins Jean avait découvert un local inoccupé, qui était accessible par la rue de l’Economie (une rue latérale de la place du jeu de balles ou ‘le vieux marché’).  Avec les premiers aidants il a nettoyé et aménagé ce lieu pour l’accueil.  Au dessus de la porte il a mis une pancarte avec le mot ‘POVERELLO’.  ‘Il poverello’ était le surnom de Saint François : le petit pauvre.  

Par une petite porte dans un mur aveugle on entre dans une cour.  De l’autre côté de la cour, en montant quelques marches, on arrive dans la salle.  Ici on pouvait obtenir une boisson, une tasse de café, un bol de soupe ou une tartine à cinq francs.  On y était accueilli dans une ambiance simple et amicale.  Personne ne pouvait alors présumer que quinze ans plus tard des centaines de personnes fréquenteraient le Poverello, que d’autres maisons s’ouvriraient dans d’autres villes, que des centaines de personnes s’y engageraient comme bénévoles, que des milliers de jeunes y passeraient, que des dizaines de milliers liraient la petite gazette.

Quand on s’est rendu compte que beaucoup de visiteurs n’avaient pas de feu dans leur petite chambre, donc pas de quoi chauffer un plat, on a commencé à servir des repas chauds. Le bruit s’est très vite répandu qu’on mangeait bien au Poverello et que ce n’était pas cher.  Ainsi le nombre de visiteurs a augmenté très vite.

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